Madère, jardin d'Eden ?

De retour à Madère ! Au premier regard, depuis le hublot, arriver à Madère est presque décevant, si on a laissé son imagination s'emballer avec les appellations poétiques de "l'île aux fleurs". Si "Madeira" provient étymologiquement de "bois" en portugais, cette île au large de l'Afrique n'est plus que partiellement peuplée de ses forêts originelles.

Ses falaises vertigineuses ne facilitent pas l'installation d'une végétation luxuriante, bien que chaque point de vue ait la plastique d'un tableau.

La douceur du climat et la création, au fil des siècles, de terrasses et de canaux acheminant l'eau du plateau central vers les versants plus arides ont favorisé un art des jardins miniatures.

Comme dans le Portugal continental, l'abord immédiat des habitations est excessivement cimenté : soucis de propreté, de netteté. Mais aussi, ici, de maintien structurel des innombrables terrasses. Minuscules surfaces planes, cultivées ou construites, arrachées aux pentes vertigineuses. Les jardins des petites maisons populaires madériennes sont avant tout une exubérance jaillissant de pots de terre...

 

La moindre bordure de trottoir, dans les villages isolés, est un jardin miniature. Chaque muret une composition paysagère...

 

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